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14 septembre 2016

Mieux-être des employés : rôle et défis des organisations

Santé et mieux-être au travail

Alors que l’actualité faisait état de bouchons de circulation monstres, l’Ordre des conseillers en ressources humaines (CRHA) et le Conference Board dévoilaient les résultats d’études sur le stress et l’irritabilité causés par ces dits bouchons ainsi que les retombées économiques que pourraient générer des programmes en matière de santé mentale.

La rentrée serait-elle devenue la période la plus stressante de l’année ? La conjoncture semble en témoigner. Sachant cela, quel rôle jouent les organisations dans le mieux-être des travailleurs ?

Dans sa troisième note de recherche de la série « Des cerveaux sains au travail », Le Conference Board rapporte que les organisations qui s’intéressent à la santé mentale et au bien-être de leurs employés en recueillent d’importants bénéfices financiers. D’après leurs estimations, « l’amélioration du traitement de l’anxiété pourrait ajouter à l’économie canadienne quelque 17,3 G$ par an ». La création de programmes de soutien aux employés serait donc préférable à l’inaction. Mais comment met-on en place de tels programmes ?

Identifier les sources d’anxiété

Le développement d’un programme de prévention en matière de santé mentale commence par une analyse de la situation. Faites le bilan annuel des congés maladie, puis identifiez les éléments liés au travail qui contribuent à l’absence d’employés. Ces absences sont-elles répétées à certaines périodes de l’année ? Notez-vous des comportements d’agressivité ou d’émotivité lors de ces mêmes périodes ? Les données recueillies seront d’excellents indicateurs lorsque viendra le temps d’évaluer les retombées du programme. La mise en place d’un comité de santé psychologique composé d'employés et de membres de la direction peut également permettre de comprendre rapidement les sources de stress et de démotivation et les façons d’y remédier.

Fixer les objectifs

À ce stade, il vous faut dresser la liste des sources d’anxiété et associez-les à des objectifs S.M.A.R.T. (spécifiques, mesurables, acceptables, réalistes et temporellement définis). Ces objectifs doivent également s’inscrire dans un plan stratégique global puisque leur atteinte améliorera la performance de l’organisation.

Déterminer les moyens concrets  

Les pistes de solutions sont propres à chaque organisation. Si la flexibilité dans l’aménagement du temps de travail peut s’avérer profitable pour quelques organisations, il n’en est rien pour d’autres. Certaines organisations peuvent préférer donner accès à des services de psychothérapie ou sensibiliser leurs gestionnaires aux enjeux des troubles de santé mentale.  

Pour améliorer le climat de travail et le mieux-être des employés, les organisations ont aussi tout intérêt à former leurs gestionnaires. Une formation, même de courte durée, permet d’aborder des situations complexes avec plus d’assurance et de savoir-faire. Consultez la série de formations en leadership et gestion des personnes de la Formation continue de l’Université Laval.